Alors que j'avançais dans ma quête pour savoir si le destin du peuple serait aussi le mien, la mangeuse de pommes m'a guidé jusqu'à un canyon presque désert qui donnait sur un champ de bataille. Un premier contingent était déjà mort et un ami m'a conté leur valeur au combat. Puis le fracas des armes a retenti à nouveau, mais ces soldats semblaient égarés sur cette plaine. J'ai réalisé que j'étais plein d'une confiance qui n'était pas mienne naguère : ces soldats étaient destinés à périr, leurs attaques, bien que globalement précises, étaient inoffensives, en comparaison, les miennes auraient eu l'effet d'une coulée de lave. La deuxième vague (enfin, la troisième, étant donné que je n'avais pas vu la première) parvint néanmoins à effectuer une percée tout à fait appréciable.
J'en profitai pour me glisser plus loin ; de moins en moins de voix s'élevaient.
Je parvins enfin à un temple noir. Mon intuition me fit arriver au bon moment : je fus accueilli par 5 prêtresses. Ce temple était utilisé par l'armée dans le cadre d'un dispositif militaire. Mais cela n'avait pas l'air de bien fonctionner, il s'agissait encore du travail négligent d'un général mal avisé. L'architecture du temple était admirable et de l'intérieur provenait le grondement magique des tambours divins. J'aurais adoré visiter l'intérieur du temple, mais c'est toujours délicat avec ces lieux sacrés. Il y a de quoi jalouser les prêtresses d'habiter dans un tel cadre ; hélas, avec le temps, cela doit les rendre indifférentes.