lundi 7 mars 2011
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Laisser partir le goudron. Pas parce qu'il est noir, mais parce qu'il colle, empêche de marcher. Je nage au bord d'un océan invisible, traversé de lignes noires, filets où les poissons s'accrochent, formant la masse aquatique, mais il n'y a pas de route, de multiples courants, d'innombrables couleurs. La mort n'a pas sa place ici, il y a au contraire trop de vie, mais si les poissons manquent le filet ils seront avortés, ne deviendront pas créatures, être chéris, que dis-je, vénérés pour les siècles à venir par des cultes fanatiques. Le filet est important mais ce n'est pas la fin... le couteau devra être tranchant, c'est superficiel mais cela compte aussi pour tous, pas pour moi.