lundi 23 mai 2011

23511

La nuit, quand j'arpente cette route sans vie, des flammes accompagnent mes pas, mais étrangement disparaissent dans la roche ou se muent en fleurs mortes.
Là-bas, la mangeuse de vers plonge son regard dans le mien. Mais c'est une illusion, elle regarde le monde, et moi, je suis bien loin des arbres maintenant. J'observe une seconde s'écouler sur le sable. Mais peut-être n'est-ce pas du verre, peut-être est-ce une porte en cristal vers ailleurs. Ou une autre source de magie, aussi puissante que celle du cristal... voire davantage ?
Même si j'aime plonger dans la neige, je veux chanter au balcon drapé d'ombre. N'oublions pas que ce n'est qu'un décor. En bien ou en mal, les fils qu'on peut saisir véritablement forment un vaste et inextricable labyrinthe, à la complexité cosmique.